2002–2012 : L'ère Urban, un nouveau son
En 2002, Graffiti opère un véritable virage, sous l'impulsion d'un nouveau bureau. La radio adopte un nouveau logo et une nouvelle signature, « Urban Radio », et fait le choix d'une programmation musicale à contre-courant des autres stations : plus alternative, moins commerciale, avec davantage de place pour les groupes locaux et une trentaine d'émissions thématiques. Sous le mot d'ordre « une nouvelle ère, un nouveau son », la station se réinvente. C'est l'époque des jingles « nuits urbaines » qui rythment la programmation nocturne, et d'émissions comme « le réseau urbain » ou « urban rap ».
Pour marquer publiquement ce nouveau cap, Graffiti organise le 1er février 2003 une soirée événement, « L'Art-scène », au Fuzz'Yon, avec un studio installé sur place et une retransmission en direct à l'antenne.
La signature « Urban Radio », d'abord baseline, donne aussi son nom au premier site web de la radio, urban-radio.com, lancé le 11 septembre 2004. Puis, dans un souci de communication plus homogène avec le nom de domaine, le conseil d'administration décide de fusionner la baseline au nom de la station : par une décision du CSA du 23 mars 2004, Graffiti FM devient officiellement Graffiti Urban Radio.
En 2005, la radio lance « Les Sessions Urbaines », un festival accompagné d'une compilation, qui met en lumière la scène musicale qu'elle défend. Portée par cette nouvelle identité, Graffiti affirme son ancrage dans les musiques actuelles et indépendantes, tout en restant fidèle à sa vocation de proximité.
En 2006, la radio fête ses 20 ans avec un événement original : un drive-in sur le parking d'un grand magasin, en partenariat avec le festival du cinéma, où le public assiste depuis sa voiture à la projection de Pulp Fiction en version originale. Une centaine de véhicules répondent présents pour ce rendez-vous inédit.
Le tournant de la diffusion
C'est aussi durant cette période que Graffiti résout ses difficultés de diffusion. Jusque-là, l'antenne était fixée en sommité d'un mât haubané installé sur le toit du foyer : une hauteur modeste qui limitait la portée du signal, tandis que l'ampli-émetteur vieillissant ne délivrait plus qu'une puissance réduite.
La solution se concrétise en 2007, à la faveur d'une nouvelle nuit bleue, en mai : ces opérations du CSA au cours desquelles les fréquences peuvent être réaménagées offrent le bon moment pour changer de site d'émission. Graffiti confie alors sa diffusion à TDF depuis le château d'eau de la route de Nantes, gagnant nettement en couverture grâce à une antenne bien plus haute et un matériel récent. Ce tournant est rendu possible par une convention d'objectifs et de moyens signée avec la Ville pour cinq ans, qui permet à l'association d'assumer les coûts de cette diffusion.
La modernisation se poursuit côté studio. En 2010, grâce au soutien du Fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER), Graffiti rénove son studio et passe sur une console numérique (Studer OnAir). La station se dote aussi, en septembre 2010, d'un nouveau logo.
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